Berlioz – La Mort de Cléopâtre

Berlioz – La Mort de Cléopâtre
Scena lirica per soprano e orchestra

La morte di Cleopatra, soggetto assegnato nel 1829 al Grand Prix dell’Académie des Beaux-Arts dell’Institut de France, consente a Berlioz di esprimere il suo amore per Shakespeare e per l’antichità classica. Per Berlioz è il terzo tentativo di ottenere l’ambito riconoscimento, che oltre al prestigio professionale garantiva due anni di soggiorno a Roma presso la Villa Medici, ma anche questa volta il suo brano viene scartato; l’originalità e la sua forza suscitano nella giuria sconcerto e incomprensione per la presenza di armonie straordinarie, di ritmi insoliti, di effetti inaspettati.
Berlioz compone secondo il suo sentire, ignorando il gusto accademico della giuria; nasce così un brano dal fortissimo impatto drammatico, scrive infatti “… Una regina che si suicida, disperata e piena di rimorsi e che lascia un regno allo sfascio, come può avere una musica dolce?”. All’insuccesso della partitura contribuisce sia l’interpretazione inadeguata della cantante, sia l’esecuzione in forma ridotta per pianoforte, quando invece l’orchestrazione e la componente timbrica sono gli elementi essenziali e strutturali della composizione.

Sul testo di Pierre-Ange Vieillard de Boismartin, la cantata si snoda tra arie e recitativi drammatici. Cleopatra, sconfitta, umiliata e disperata rievoca i giorni felici trascorsi con Cesare e poi con Antonio; li paragona alla desolazione di un presente in cui anche la sua leggendaria bellezza ha ormai perso ogni potere. Decide che soltanto la morte può ridarle la dignità e l’onore, e invoca le ombre dei faraoni chiedendosi se potrà essere ammessa in una delle loro piramidi.
Il momento più elevato è la funebre Méditation; la partitura è concitata e, nel finale, un ritmo ostinato si insinua nel canto della morente evocando l’avvicinarsi del serpente e poi il diffondersi del veleno.

Christianne Stotijn, mezzosoprano
Orchestra Sinfonica delle Fiandre, Seikyo Kim

Introduzione: Allegro vivace con impeto
C’en est donc fait!: Recitativo   
Ah! qu’ils sont loin ces jours: Aria – Lento cantabile
Au comble des revers: Recitativo
Grands Pharaons: Meditazione – Largo misterioso
Non!… non, de vos demeures: Aria – Allegro assai agitato

C'en est donc fait! ma honte est assurée.
Veuve d'Antoine et veuve de César,
Au pouvoir d'Octave livrée,
Je n'ai pu captiver son farouche regard.
J'étais vaincue, et suis déshonorée.

En vain, pour ranimer l'éclat de mes attraits,
J'ai profané le deuil d'un funeste veuvage;
En vain, en vain, de l'art épuisant les secrets,
J'ai caché sous des fleurs les fers de l'esclavage;
Rien n'a pu du vainqueur désarmer les décrets.
A ses pieds j'ai traîné mes grandeurs opprimées.
Mes pleurs même ont coulé sur ses mains répandus,
Et la fille des Ptolémées
A subi l'affront des refus!
Ah! qu'ils sont loin ces jours, tourment de ma mémoire,
Où sur le sein des mers, comparable à Vénus,
D'Antoine et de César réfléchissant la gloire,
J'apparus triomphante aux rives du Cydnus!

Actium m'a livrée au vainqueur qui me brave;
Mon sceptre, mes trésors ont passé dans ses mains;
Ma beauté me restait, et les mépris d'Octave
Pour me vaincre ont fait plus que le fer des Romains.
Ah! qu'ils sont loin ces jours, etc.

Mes pleurs même ont coulé sur ses mains répandus,
J'ai subi l'affront des refus.
Moi !... qui du sein des mers, comparable à Vénus,
M'élançai triomphante aux rives du Cydnus!

Au comble des revers, qu'aurais-je encore à craindre?
Reine coupable, que dis-tu?
Du destin qui m'accable est-ce à moi de me plaindre?
Ai-je pour l'accuser les droits de la vertu?

J'ai d'un époux déshonoré la vie.
C'est par moi qu'aux Romains l'Égypte est asservie,
Et que d'lsis l'ancien culte est détruit.
Quel asile chercher? Sans parents! sans patrie!
Il n'en est plus pour moi que l'éternelle nuit!

Non!.. non, de vos demeures funèbres
Je profanerais la splendeur!
Rois, encor au sein des ténèbres,
Vous me fuiriez avec horreur.
Du destin qui m'accable est-ce à moi de me plaindre?
Ai-je pour l'accuser le droit de la vertu?
Par moi nos dieux ont fui d'Alexandrie,
Et d'lsis le culte est détruit.
Grands Pharaons, nobles Lagides,
Vous me fuiriez avec horreur!
Du destin qui m'accable est-ce à moi de me plaindre?
Ai-je pour l'accuser le droit de la vertu?
Grands Pharaons, nobles Lagides,
Verrez-vous entrer sans courroux,
Pour dormir dans vos pyramides,
Une reine indigne de vous?
Non, j'ai d'un époux déshonoré la vie.
Sa cendre est sous mes yeux, son ombre me poursuit.
C'est par moi qu'aux Romains l'Égypte est asservie.
Par moi nos dieux ont fui les murs d'Alexandrie,
Et d'Isis le culte est détruit.
Osiris proscrit ma couronne.
A Typhon je livre mes jours!
Contre l'horreur qui m'environne
Un vil reptile est mon recours.
Dieux du Nil... vous m'avez... trahie!
Octave... m'attend... a son char.
Cléopâtre en... quittant... la vie,
Redevient digne de... César!
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2 pensieri riguardo “Berlioz – La Mort de Cléopâtre

  1. Una gran bella scoperta ! Il linguaggio appassionato e visionario del compositore si adatta mirabilmente, e per contrasto, a questa drammatica vicenda della classicità. Magnifica la conduzione di Boulez.

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